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Slam-poésie : Gomatricielle , l’enfant a enfin vu le jour !

La ville de Goma a enfin reçu et vécu Gomatricielle, un spectacle et un recueil tant attendu. Ce samedi 08 Octobre, dans l’enceinte de l’Institut Français, une soirée pleine d’ambiance et de créativité conduite par 7 filles, avec au rendez-vous le slam poésie, la musique et la dance qui ont mis le public en transe jusqu’à acheter en pléthore le recueil auquel était centré la soirée.

Par Sada Balume

16h, le spectacle est ouvert par Hilaire Maheshe (qui a donné le dynamisme à la soirée), sur une poésie slamée d’Esther Abumba, une des artistes, auteures du recueil Gomatriciellle. La cour de l’Institut Français est pleine des personnes de toutes les castes. Des professeurs, des artistes et des jeunes venant de tous les coins de l’agglomération venus vivre et immortaliser ce moment intense et crucial.

Des textes s’enchainent en laissant aussi place à la musique, avec dans le background de la scène, une performance raffinée de danse contemporaine appliquée par Guelor les accompagnait. Une grande dose de créativité, entre leurs textes de révolte ou d’engagement, d’appel à la paix ou de leur propre vécu, leur disposition scénique et aussi, et surtout, leur style vestimentaire, une tenue toute noire étreinte par des par-dessus blancs ; une création de Kuliko art, n’ont pas laissé le public indiffèrent. Quoique la technique a un peu imposé ses caprices. « Voir ces artistes à la plume engagée, réunies, ne peut être qu’un plaisir, » a affirmé une spectatrice attentive, « ça n’arrive pas tous les jours. Elles ont fait ce qu’elles ont pu pour, au travers leurs textes poignants, relater le vécu de nos sociétés et affirmer leur nature de femme. » a-t-elle ajouté.

Le rituel habituel de vernissage a ensuite pris place. Le public s’est plu à fixer le prix et se procurer le recueil, cela a été un réel plaisir de voir même des motards qui était de passage prendre une pause dans leurs services pour venir prendre part à l’activité mais aussi, se secouer les poches pour acheter le recueil avec un large sourire au visage comme s’ils savaient qu’ils ne se sentaient pas dépenser. C’est une attitude louable. « Cela m’a fait énormément plaisir de voir les gens répondre en masse à notre invitation et surtout de vendre nos œuvres » a déclaré Francisca Dheve, une des auteures du receuil.

On attend de voir Gomatricielle débarquer dans nos différentes universités comme il est prévu, nous dandinerons jusqu’à la table et nous prendrons une copie, ou deux, tous gais, et nous lirons entre les lignes de ces vers conçus et peaufinés pour nourrir nos âmes, de l’amour et de l’engagement. On ne fera que s’enrichir en le pénétrant. Cela restera plus un cadeau pour la ville, offert avec tout l’amour d’un enfant, d’un citoyen, d’une femme à sa ville.

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